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Crockett & Jones

Crockett & Jones... une visite de l’usine

David Evans, du Blog Grey Fox, parle de sa visite dans l’usine Crockett & Jones à Northampton.

Crockett & Jones... une visite de l’usine

J’adore visiter des usines. Beaucoup d’entre nous ne réalisent pas qu’il en reste un grand nombre au Royaume-Uni, produisant des vêtements, souliers et accessoires de haute qualité. J’ai récemment visité les quartiers généraux de Crockett & Jones à Northampton, et j’aimerai vous donner une idée de ce qui se passe derrière les portes de leur usine.

Toutes les usines ont une odeur particulière, et Crockett & Jones ne fait pas exception à la règle : en passant les portes, l’arôme de cuir de haute qualité m’a immédiatement frappé. C’était comme ouvrir la boîte d’une paire de souliers neufs et sentir l’odeur de qualité et d’artisanat.
Après avoir passé la porte principale et monté les marches, je suis arrivé dans la splendeur Victorienne de leurs bureaux : acajou poli et cloisons vitrées où j’avais imaginé une armée d’employés habitués à traiter les commandes et assurer la comptabilité de l’entreprise. A ce jour, l’une des salles les plus imposantes reste le Showroom Crockett & Jones. J’ai été surpris par la taille et la variété de la présentation : une grande quantité de formes, matériaux et couleurs sur des souliers allant des mocassins aux bottines, en passant par les Richelieu et Derbys, tous conçus dans un souci de durabilité et de confort maximal.

Tout au long de la visite de l’usine, la fierté est une évidence à chaque étape du processus de fabrication. La première salle était celle de la découpe des patrons, où la technologie moderne permet aux artisans de garder de l’avance sur les demandes des consommateurs et les tendances à travers le développement continuel de patrons, formes de montage et choix de matériaux ; les styles changent sans arrêt. J’ai pu voir beaucoup de souliers en phase de développement, et cela m’a permis de voir une direction fortement axée sur l’amélioration en général : ici, on ne se repose pas sur ses lauriers.

Nous avons ensuite traversé la Salles des Cuirs et la Salle de Découpe, où les artisans, équipés de tabliers de cuir, coupent les peaux selon les diverses formes requises pour produire l’infinie variation des patrons disponibles. Plus connus sous le nom de ‘Clickers’ (dû au son produit lorsque l’on retire le couteau du cuir), ils sont habiles et rapides, s’assurant que chaque peau est optimisée afin que les meilleurs cuirs soient utilisés aussi efficacement que possible.

J’ai remarqué que les hommes et femmes travaillant dans l’usine s’occupaient de leurs tâches respectives avec une dextérité remarquable et préparaient les souliers avec énormément de savoir-faire, de soin et d’attention.

Dans la Salle d’assemblage, où les découpes sont assemblées pour former les tiges avant d’être envoyées dans les Salles de Formes et de Finitions pour être formées et cousues avant d’être assemblées aux semelles. A chaque étape, la constante odeur du cuir est progressivement couverte par d’autres odeurs : adhésif, cirage et, à l’heure du déjeuner, l’odeur de nourriture s’échappe des boîtes à lunch des ouvriers. Les sons sont alors coupés : on ne peut qu’entendre le murmure des conversations, confondu dans le cliquetis distant des machines à coudre.

Tout au long du processus de production, depuis la sélection, la découpe et l’assemblage du cuir, jusqu’au montage de trépointe et aux finitions, j’ai remarqué que les hommes et femmes travaillant dans l’usine s’occupaient de leurs tâches respectives avec une dextérité remarquable et préparaient les souliers avec énormément de savoir-faire, de soin et d’attention. Beaucoup des processus ont l’air d’être faciles à réaliser, mais il me paraissait évident que c’était le résultat d’une pratique régulière et d’un entraînement poussé.

Je suis ressorti de cette visite avec l’idée que, quand j’achète des souliers anglais tels que Crockett & Jones, j’investis dans un héritage duquel nous devrions être fiers. Vous savez que vous souliers ont été entièrement fabriqués à Northampton, et qu’ils sont le résultat de plus de cent ans de raffinements combinés. Ils sont fabriqués par des artisans très entraînés et fiers de leurs compétences. Cela étant, il me paraissait évident que ces compétences doivent être constamment entretenues : l’artisanat dont j’ai été témoin en était la preuve.

Words by

David Evans

David Evans

Writer and Founder of Grey Fox Blog

David founded Grey Fox Blog in late 2011, after his desire of becoming a well-dressed Gentleman led him to explore the world of luxury menswear. The blog not only became a search for style, but also a celebration of Made in Britain. His love for British made products has not only grown since starting Grey Fox Blog but has given him opportunities to delve further into the heritage of British manufacturing by attending ateliers and factory tours up and down the British Isles. David’s articles will help bring to life the significance of ‘Made in England’.

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