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Crockett & Jones

Un jour dans la peau l’éditeur...

L’éditeur en chef de The Jackal révèle l’envers du monde glamour de la publication de luxe !

Un jour dans la peau l’éditeur...

Je peux honnêtement dire qu’à ce jour, aucune marque ne m’avait proposé d’écrire sur ’Un jour dans ma propre vie’. Donc, Quand Crockett & Jones me l’a demandé, j’étais pour le moins stupéfait. Je ne voyais pas comment mon travail de bureau, très souvent conventionnel, pouvait faire l’objet d’une intrigue.
Qui plus est, quand j’ai demandé aux adorables personnes de chez Crockett & Jones pourquoi diable ils voulaient savoir de quoi mes journées étaient faites, ils m’ont répondu : ‘parce que ta vie a l’air tellement intéressante sur Instagram’, preuve que mon écran de fumée digital des cinq dernières années a parfaitement marché. Malheureusement, l’impression que nous autres journaleux laissons est souvent bien loin de la réalité. Espérons que celle-ci ne déçoive pas aujourd’hui.

De fait, malgré la chance que j’ai d’être souvent en dehors du bureau pour m’intéresser au monde de la mode masculine (de loin la partie la plus appréciable de mon travail), nous autres journalistes devons faire face à une certaine quantité de travail. Sur une journée classique, je pars de chez moi à 7h30, juste après l’habituel bougon et quelque peu pressé petit-déjeuner avec ma charmante petite-amie (désolé Aggs), pour me diriger directement vers les Tours Jackal.

J’édite le site web et les canaux des résaux sociaux du Jackal, et la plupart de mes journées commencent par une heure de réunion d’équipe pour mettre en forme les contenus à venir : demander les photos et citations pour les articles, mettre à jour notre calendrier éditorial, se pencher sur les analyses web (toujours amusant), formuler de nouvelles idées pour les semaines suivantes et s’assurer qu’il n’y ait pas de trou dans le calendrier des réseaux sociaux du magazine. Nous sommes une petite équipe, mais The Jackal publie tout de même des articles et des ‘posts’ chaque jour ; n’hésitez pas à nous suivre sur @thejackalmag si ce n’est pas déjà le cas.

Ensuite, il faut passer à la rédaction des articles. J’essaye (sans toujours y parvenir) d’écrire deux articles à publier en ligne chaque jour, avec d’autres contributions provenant du reste de l’équipe : conseils d’écriture courte et tranchante, nouvelles sur ce qu’il se passe dans la capitale, choses à boire et à manger, voyages, culture et affaires actuelles… Tout y est. Si nous sommes en train d’organiser un numéro imprimé ensemble, j’ai la même démarche pour le magazine. Autrement, je m’efforce de sortir et de flâner jusqu’à trouver un sujet sur lequel écrire.

Typiquement, cette quête me pousse souvent vers des marques intéressantes et indépendantes dans Londres. Un atelier dans le East End, un tailleur sur Savile Row, et même un certain chausseur sur Jermyn Street…

Quand le temps le permet, je fais une pause pour rencontrer les clients du magazine. Aujourd’hui par exemple, cela pourrait signifier un Campari Soda improvisé avec Monsieur Fox, de chez Crockett & Jones, pour parler des actions et des nouveautés de la marque (je vous promets un automne surprenant) et bien sûr pour m’assurer que Crockett & Jones apprécie le magazine.

J’essaye, quand c’est possible, de finir la journée au bureau, pour éditer du contenu web, lancer des ‘posts’ sociaux, et préparer du contenu pour nos canaux afin qu’ils soient postés avant les heures de travail du jour suivant. Si le magazine est imprimé, des relectures et corrections seront nécessaires, ce qui signifie une après-midi passée sous une lampe d’architecte, des lunettes écaille cliché sur le nez, tout en bougonnant (oui, je fais ça souvent) et en appréciant tout bas la grammaire correcte.

Sinon, notre responsabilité est de trouver le nouvel endroit à la mode pour manger un morceau, boire un verre, ou simplement à découvrir. Prenant mon travail très au sérieux, je m’en vais alors manger, boire ou voir un film ou une pièce de théâtre, souvent dans une tentative de compenser la misère matinale subie par ma patiente petite-amie précédemment citée.

J’ai donc bien peur que, contrairement aux croyances populaires, ma journée moyenne n’implique ni super-yachts, ni réceptions inondées de champagnes dans de grands hôtels. Ma journée moyenne, en fin de compte, s’assure que vous, les lecteurs, soyez nourris d’assez d’informations intéressantes, utiles et cool pour vous inciter à nous relire le lendemain, la semaine suivante, le mois d’après. Le travail de notre magazine est de vous rendre plus informés, plus intéressants et mieux habillés, après tout. J’espère aussi que cet article vous convaincra de notre l’honnêteté de notre démarche.

Words by

Aleks Cvetkovic

Aleks Cvetkovic

Deputy Editor at The Jackal

Aleks, is a remarkable young man and the phrase ‘an old head on young shoulders’ was written in the stars for him. His passion and knowledge for only the finest menswear, runs deeply and eloquently through every article that his masterful touch creates. Never far from a pen a paper (quill and scroll if it were his decision), he has the unfathomable ability to discover the very essence that courses through all of his go-to manufacturers and brands. Aleks will be going beneath the surface of Crockett & Jones having kindly agreeing to be a guest writer for 2018.

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